- Vous faites comme d'habitude: vous promettez tout et moi je ne donne rien.
- Tu sé, cé oun tré bone exercice dé prononcéi lé noms dé fourrires ! (Tzipé, grand-mère juive )
- Des fous rires? (Louis)
- Non ! Lé manteau dé fourrires !
- Ahh ! Des fourires !
- Essaie, Essaie ! !
- Lé visone, lé chienchilla, lé rat misqué
- lé rénard !
- lé rénard argentéi !
- la panthire !
- la pentire? (Louis se mime en train de peindre)
- Mais non la panthire, l'animal !
(Dédicace à Samuel) - Elle s'appelle Rhana, dis-lui bonjour! (Tzipé)
Fantômas
- Tu mens, tu mens ! (Louis)
- Est-ce que vous m'accusez de mentir quand je disais la vérité ou...( JeanMarais )
- Tais-toi, oh ! Tais-toi ! !
- Bon, écoute...
- Non mais je ne te permet pas de me vouvoyer,euh, je ne vous permet pas de...
Bon, visiblement cet homme est épuisé et ne peut pas suivre un raisonnement logique !
La Folie des grandeurs
- Les pauvres c'est fait pour être pauvre et les riches très riches ! ( Louis )
- Ne vous excusez pas quand on est on est désagréable !
La soupe aux choux
- Si on peut plus péter sous les étoiles sans faire tomber un martien il va nous en arriver des pleines brouettes !
Louis de Funès avait jeu théâtral extraordinaire.
Un style inimitable. Dansla pièce de théâtre Oscar il révèle son personnage de petit nerveux exité. Il enchaîne grimaces sur grimaces en courantdans tout les sens.
Une performance physique de 1h30 pour le plaisir des spectateurs. Le nombre de représentations se limitait à 1 mois, vu la demande du public, les 30 jours se sont transformés en 700 jours. A partir de ce moment là les réalisateurs demandèrent la plupart du temps ce personnage nerveux dans leurs films.
Louis de Funès est un "adaptateur", il s'adapte à l'humour du public présent chaque soir, il innove à chaque représentation.
Il avait un sens del'improvisation extraordinaire. Son génie comique venait de sa capacité àrendre ses personnages avares de mari hargneux attachant tellement il les jouait à la perfection. Le public redemandait encore et encore ce personnage haut en couleur.
L'industriel surexcité, le mari possessif, le seigneur magouilleur.
Son personnage ne peut être jouait que par lui. Les français aiment ce personnage car ils s'identifient en quelques sorte à ce petit être qui grommelle et peste contre tout et tout le monde, ce que les français adorent faire.
Louis de Funès était un acteur, un comique, un personnage.

Hibernatus
Pétage de plomb.
- Comment vous sentez-vous? (Louis)
- Comment? (L'hiberné)
- Comment vous sentez-vous?
- (A Paul Préboist) Foutez-moi le camp vous, foutez-moi le camp ou j'te tape ! Comment vous sentez-vous ? Bien ? D'attaque? Allez on y va, allez hop ! Et maintenant j'vous dit tout !
- Noooon !! (Claude Gensac)
- La Ferme! Vous vous croyez en 1900, hein? Et bien non, vous êtes en 1970, PAF! Et le Pôle Nord, ça vous dit rien le pôle Nord ? Vous êtes rester enfermé 65 ans dans un bloc de glace et on vient de vous retrouver intact il y a 2 mois !
- Hubert! ! ( Claude Gensac )
- La ferme ! ! Vous n'avez pas 25 ans, vous avez 90 ans, NONANTE !! Et vous êtes le grand-père de votre mère, c'est à dire de ma femme et elle s'appelle pas Clémentine, elle s'appelle Edmée!Edmée! Edmée! Edmée! Edmée! Edmée! Edmée! Ce n'est pas fini, ce n'est pas fini !
Et vous foutez moi le camp! (à C.Gensac et son fils) Au pôle nord vous n'avez jamais eu d'accident de cheval, jamais ! Vous avez fait naufrage et face à la mort vous vous êtes bourré de whisky et vous êtes tombé dans la glycérine, alors il restait plus qu'a trouvé de la glace!
- Pour le whisky? (Hiberné)
- Mais Non! C'est grâce à la glace, au whisky et à la glycérine que vous êtes encore parmi nous!
- Ah bon?
- Mais ne m'interrompez pas! Foutez-moi le camp ou j'vous supprime ! ( à C.Gensac et son fils ) Regardez pas là haut, vous ! Regardez-moi, ici ! Il s'en est passé des choses en 65 ans, il s'en est passé ! La guerre de 14, PAF ! La guerre de 40, PAF ! C'est fini ! Tout marche à l'électricité même les guitares à l'électricité! Ça va vous ? ? Ça va bien? Hé,Hé,Hé,Hé! Alors, NON!,regardez-moi ici ! Les aéroplanes, à quelle vitesse croyez vous qu'ils volent ?
- 80 àl'heure (L' Hiberné)
- Mon pauv' petit, 2800 km àl'heure! Ils ont la forme de cigarettes! 2 fois la vitesse du son! Vous arrivez à New-York quand vous êtes partis de Paris, à cause des décalages horaires, évidement? Évidement! Alors qu'est-ce que vous pensez de ça?
- Ça doit dépenser beaucoup de pétrole!
- C'est fini le pétrole, maintenant c'est le kérosène, en attendant le carburant atomique, il va venir le carburant atomique. L'atome, les neutrons, Tagadagada! Et maintenant on va sur la lune avec un insecte!
- Avec un insecte?
- Avec un insecte module! Mmmmmh! Avec un insecte module! Les hommes deviennent fou ! Mmmmmmh ! Les hommes deviennent fou ! Et moi je sens que je vais devenir fou ! Edmée ! Edmée ! Edmiii ! Edmiii ! Edmiii !
- Huubert!!!(Claude Gensac)
- Je luiait tout dit! (Louis)
- Quoi vousavez fait ça? (Professeur Lauriébat)
- Je lui ait tout dit! (Louis)
- Comment vous sentez-vous? (Professeur Lauriébat)
- Moi ça va... moi ça va (L'hiberné)
- Vous ne m'avais pas cru, il ne m'a pas cru!!
- Si je vous ai cru: j'ai 90 ans, je suis votre grand-père et nous allons tous aller sur la lune avec un insecte!
-Il ne m'a pas cru, Il ne m'a pas cru
Louis Germain David de Funès voit le jour le 31 juillet 1914, fils de Carlos Luis de Funès, avocat et Leonor Seta Reguera, couple espagnol émigrant.
Dès son plus jeune âge, Louismontre sa volonté de faire rire et d'amuser.
Louis passe une partie de son enfanceà Courbevoie à l'école primaire .
Quand il déménage dans le Val-de-Marne il découvre là-bas sa passion le jardinage,entretenir, observer, cueillir les fleurs.
Le soir il se précipite de l'école pour aider à l'entretien du jardin.
Louis fait tout pour amuser ses camarades en classe en enchaînant grimaces et facéties, pour le plus grand malheur de ses professeurs.
Ses parents ne sachant gérer cette pile sur pattes l'envoie plusieurs fois en internat où il découvre son goût artistique dans la salle de piano, éducation sévère pour ce petit être fragile et sensible.
Il décide plus tard de se trouver un métier, il est engagé comme apprentis fourreur, Faubourg-Poissonnière.
Il est malencontreusement renvoyé pour son manque sérieux. Il se fitengagé chez un marchand de voitures même, résultat. Ses parents finissent par l'envoyé à
l'École Technique de Photographie et de Cinéma mais Louis n'est pas inspiré par les métiersartistiques.
A 20 ans Louis est appelé par l'armée française pour servir sapatrie mais sa petite taille et son poids plume lui vaut d'être réformé.
Louis devient pianiste de bar.
Il ne sait pas lire sur une partition mais il a une grande oreille musicale. Il approche l'art et devient a force de perfectionnement un pianiste émérite. Son salaire est maigre mais arrive à vivre avec sa nouvelle femme: Germaine Carroyer.
La 2nde Guerre Mondiale éclate, Louis a alors 25 ans.
Il prend un engagement passif au cas où l'ennemi viendrait. C'est à ce moment là que Louis de Funès découvre les planches. Le bonheur qu'il éprouve en montant sur scène, le public, les applaudissements. Le sentiment de passion pour le théâtre nait en lui. Malheureusement son frère meurt dans les tranchées des Ardennes. II va de cabaret en cabaret. Sa femme et lui se séparent. Il rencontre après Jeanne de Maupassant qui l'accompagnera jusqu'à la fin de sa vie.

( affiche allemande du film qui donne une vue d'ensemble de ce par quoi est passé Victor Picvert au cours de ses aventures )
Les aventures de Rabbi Jacob ne prodigue pas de message particulier, comme on pourrait le croire. Le film narre les aventure de Victor Pivert, vieil antisémite, qui comme la plupart des xénophobes ne peux supporter un peuple, simplement parce qu'il ne le connaît pas.
Il y a certains caractères de Pivert que l'on retrouve chez pas mal de français.
Dans le film les juifs et les arabes sont logés à la même enseigne.
Il ne les tolère pas quand ils empiètent sur son territoire de bon français franchouillard. Dès le début du film le personnage xénophobe est exposé lorsqu'il souligne le nombres de plaques d'immatriculation étrangère, ou quand il découvre le mariage entre une noire et un blanc ou dans l'usine de chewing-gum: "...quand je suis tombé sur une bande de moricauds qui s'entre-tuaient, des moricauds avec des figures marrons jaunes..." Le film ne délivre pas de message mais tente d'inciter les personnes à la réflexion sur les comportements. Louis de Funès avoua qu'avant le tournage il avait des murs limites antisémites et que le film l'avait fait réfléchir. Vers la fin, on souligne les ressemblances des peuples juifs et arabes par l'intermédiaire de Salomon (Henry Guibet) et Mohamed Larbi Slimane (Claude Giraud) qui serrait peut être cousin et finissent par se serrer la main. Avant la sortie du film une guerre éclate au Golfe et le producteur (Bertrand Javal) craint pour le film, mais il n'en est rien.
Les aventures de Rabbi Jacob connaît un franc succès en France et aussi à l'étranger. Aux U.S.A le film est même nominé aux Golden Globes pour le meilleur film étranger,on sait que Yasser Arafat et le roi du Maroc de l'époque a été amusé par ce film.
